Être plus ouverts aux handicaps

Les handicaps affectent les personnes qui en sont atteintes de nombreuses façons. Faisons équipe pour éliminer quelques obstacles à la communication, pour remettre en question certaines idées préconçues et pour nous ouvrir davantage aux personnes handicapées.

Cessons d’avoir peur de mal agir lorsque nous interagissons les uns avec les autres.

Viens, faisons équipe

  • Je ne veux pas de traitement spécial ou particulier : je veux simplement me sentir inclus, respecté et traité comme n’importe qui d’autre.
  • Mon handicap ne me définit pas, donc ne me juge pas avant de me connaître.
  • Si tu ne sais pas comment agir, parle-moi. Demande-moi si ce que tu fais est bien.
  • Ne cherche pas le mot parfait.
  • Traite-moi comme une personne. Accorde-moi le même respect qu’aux autres. Sois poli et patient.
  • Demande-moi si tu peux m’aider et comment le faire. Il se peut que ton aide ne soit pas nécessaire.
  • Ne m’évite pas parce que tu crains de faire ou de dire ce qu’il ne faut pas.
  • Regarde-moi dans les yeux. Parle-moi directement.
  • On peut toujours s’arranger. Essaie de relaxer. Si tu as l’impression de m’avoir offensé, tu peux simplement t’excuser. Ce n’est pas nécessaire d’insister.
  • Ne fais référence à mon handicap que lorsque c’est nécessaire et approprié de le faire.
  • Serrons-nous la main, même si j’ai un usage partiel de mes mains. Une poignée de la main gauche fera l’affaire.
  • Tu peux me décrire comme « une personne atteinte d’un handicap » et non comme « une personne handicapée ». N’utilise pas des termes comme : victime, infirme, invalide, cloué dans un fauteuil roulant, attardé.
  • Demande-moi comment je décrirais mon handicap et quelle terminologie j’utiliserais, mais seulement s’il est approprié et pertinent de le faire.
  • N’utilise pas de mots qui donnent à penser que je suis extraordinairement courageux, spécial ou surhumain. Ce n’est probablement pas vrai.
  • Ne sois pas gêné si tu utilises des expressions comme « on se revoit bientôt » ou « je dois me sauver à la course! »
  • Faire de petits ajustements est souvent simple et ne coûte rien, ou si peu.

Audition

  • Il se peut que je sache lire sur les lèvres, alors assure-toi que je peux voir ta bouche lorsque tu parles. Ce ne sont pas toutes les personnes qui ont une déficience auditive qui savent lire sur les lèvres, mais beaucoup le peuvent.
  • Évite les bruits de fond, car je peux avoir du mal à suivre une conversation.
  • Parle clairement. Ne cache pas ta bouche, ne tourne pas la tête et n’appuie pas le menton sur ta main. Ce n’est pas nécessaire de parler plus fort ou plus lentement. Évite de manger ou de mastiquer lorsque nous parlons.
  • Si tu présides une réunion, assure-toi que chaque personne parle à tour de rôle.
  • Adresse-toi à moi, et non pas à mon aide ou à mon interprète. Maintiens un contact visuel avec moi. Il est inutile de demander l’avis de mon aide ou de mon interprète.

Vision

  • Il pourrait arriver que je te demande de m’envoyer à l’avance des documents ou des présentations dans un format accessible.
  • Demande-moi quel format de documents je préfère : il doit être compatible avec mon logiciel de synthèse vocale.
  • Dans les réunions, présente tout le monde par son nom et demande à chacun de s’adresser aux autres en les nommant lorsqu’ils parlent.
  • Si tu utilises un tableau blanc, décris ce que tu dessines ou écris.
  • Après une réunion, c’est une bonne idée de demander si des personnes ont besoin d’aide pour retourner à leur bureau ou à leur étage.
  • Tu peux utiliser l’expression « tu vois » sans crainte.

Accessibilité/Mobilité

  • Tu peux rester debout pour me parler : inutile de te pencher. N’hésite pas à t’asseoir pendant une longue conversation.
  • Ne bouge jamais ma chaise roulante, sauf si je te le demande. Je t’en prie.
  • Si nous sortons pour une réunion ou pour prendre un verre, n’oublie pas que je ne pourrai peut-être pas suivre le même itinéraire que toi ni emprunter le même moyen de transport.
  • Lorsque tu organises une réunion, assure-toi que le lieu m’est accessible et qu’il y a suffisamment d’espace pour que je puisse entrer et me déplacer.
  • N’utilise pas les salles de bain adaptées si tu n’en as pas besoin.
  • Si tu vois que je me dirige vers toi en chaise roulante, ne panique pas, reste où tu es. Je n’ai pas besoin de tant d’espace pour passer!
  • N’oublie pas de te placer du côté de la rue afin que je puisse être à l’intérieur, où c’est plus sûr.

Dyslexie

  • Être dyslexique, ce n’est pas être idiot : c’est simplement que mon cerveau fonctionne différemment. C’est une autre façon de penser et d’apprendre. Ce n’est pas une maladie.
  • Je suis en très bonne compagnie. Voici quelques-unes des personnes qui étaient – ou qui sont – dyslexiques : Einstein, Whoopi Goldberg, Benjamin Franklin, Mozart, Florence Welch, Richard Branson, Beethoven, Carol Greider, lauréate du prix Nobel, WB Yeats, Picasso, Agatha Christie, Steve Jobs, John Lennon
  • J’emprunte une voie différente pour résoudre des problèmes. La plupart des personnes dyslexiques ont en effet une très bonne perception des relations spatiales ou utilisent à fond le côté droit de leur cerveau. C’est peut-être ce qui explique que 50 % des employés de la NASA sont dyslexiques.
  • Il se peut que j’utilise un logiciel de synthèse vocale pour lire de gros documents, mais tu m’aideras énormément si tes courriels sont courts et si le contenu est présenté sous forme d’énumération verticale.